Amnesty International réclame justice pour l’Algérienne Zineb Redouane, tuée en 2018 en France

AA / Algérie / Aksil Ouali

L’organisation non gouvernementale Amnesty International a une nouvelle fois réclamé justice pour une Algérienne assassinée en France en 2018.

“Dans le cadre de la campagne Ecrire pour les droits, Amnesty International se mobilisera pour exiger justice pour Zineb Redouane, l’Algérienne de 80 ans qui a été tuée lors de manifestations en France”, a indiqué l’organisation dans un communiqué. .

Selon la même source, la dame est décédée des suites de ses blessures après avoir été agressée par un policier alors qu’elle se trouvait chez elle.

« Lors des manifestations organisées le 1er décembre 2018 à Marseille, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Quand Zineb a vu le gaz lacrymogène arriver par la fenêtre ouverte, elle est allée la fermer. Un des policiers dans la rue a pointé un lance-grenades dans sa direction et a tiré, Zineb a été touchée au visage”, se souvient la même source.

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Selon le communiqué, l’octogénaire a été “transférée à l’hôpital, mais l’intervention n’a pas pu être pratiquée car Zineb a fait plusieurs arrêts cardiaques avant de mourir”.

« Quatre ans plus tard, l’enquête sur sa mort est toujours en cours et personne n’a été inculpé ou suspendu pour ce meurtre. Sa famille attend toujours que justice soit rendue », a déclaré Amnesty International.

Cet Algérien, qui vit dans une ville du sud de la France, a été une victime collatérale du III. les actions du mouvement de contestation dit des “gilets jaunes”.

Deux jours après sa mort, une enquête préliminaire a été ouverte en France. Mais quatre ans plus tard, aucun résultat.

Le déroulement de l’enquête a été critiqué par une partie de l’opinion publique française “en raison de points gris”, “d’une prétendue dissimulation de preuves” et “de l’autopsie controversée sur laquelle elle se fonde”.

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Depuis cette date, la personne qui a lancé la grenade, identifiée par l’Inspection générale de la police nationale française, n’a pas été sanctionnée. Et “l’information judiciaire à Lyon n’a pas sa place”, selon la partie civile.

Fin novembre 2021, un rassemblement en hommage à Zineb Redouane dans la ville de Marseille.

Après la décision de la préfecture d’interdire les manifestations visant à révéler la vérité sur la mort d’un Algérien et à dénoncer les violences policières, les organisateurs ont décidé de se contenter de cette action.

Amnesty International, lit-on dans le même communiqué de presse, a décidé de consacrer cette année la campagne annuelle We Write for Rights au droit de manifester.

« Tout au long de l’histoire, les manifestations ont été un puissant outil de changement. C’est pourquoi les pays suppriment le droit de manifester. Aujourd’hui plus que jamais, ce droit est contesté dans le monde entier. Nos membres et sympathisants se joindront à des centaines de milliers de personnes à travers le monde pour signer des pétitions, écrire des lettres de solidarité, envoyer des tweets et des e-mails en faveur de Zineb Redouana, ainsi que Nacer Zefzafi, Luis Manuel Otero Alcántara, Vahid Afkari, Chow Hang – Tunga, Joanah Mamombe, Netsai Marova et Cecillia Chimbiri. Le droit de manifester n’est pas un privilège, mais un droit que nous devons défendre ensemble”, a écrit l’organisation.

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