Antoine Nieto Sandoval raconte l’exil de sa famille dans un livre

La famille fait escale à Savenne (Loire-Atlantique), sur la route de Rennes (Ile-et-Villain), où l’auteur est inscrit à l’Insa, une école d’ingénieurs. Son père avait tenu à lui montrer la petite ville où, après la défaite des républicains espagnols et la victoire de Franco, il avait été enfermé dans un camp de prisonniers.

L’ancien pilote des forces républicaines était destiné à gagner. Comme toute sa famille a été contrainte à l’exil en France lorsque la dictature franquiste s’est installée.

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L’exil, c’est une nouvelle vie à reprendre par le bas, même si, au Pays basque français, nous accueillons ces réfugiés qui ont traversé les Pyrénées sans rien. Une histoire parmi d’autres dans ce qui fut la tragédie de la guerre civile espagnole qui déchira le pays de 1936 à 1939.

Un vide terrible à combler

De ce passé familial, on en parlait à peine aujourd’hui dans la famille d’Antoni Nieto Sandoval, 69 ans, installé à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) après sa carrière d’ingénieur dans les travaux publics. Il ressentit alors un vide douloureux qu’il fallait combler pour que cette histoire familiale ne se tarisse pas.

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Cela a commencé avec le premier livre publié aux frais de l’auteur et avec un nombre limité d’exemplaires à distribuer dans le cercle familial. Et aujourd’hui, c’est le roman qui s’inspire largement de l’histoire familiale. C’est une histoire de fuite, de peur et de reconstruction de la vie après la guerre “Une tempête incontrôlable avale des hommes”.

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“Les jeunes ont besoin de savoir et ces événements ne doivent pas être déformés dans le temps”, L’auteur explique. Il raconte avec sensibilité et humanité l’histoire de ces déracinés qui n’ont d’autre choix que d’y faire face. C’est aussi un hommage à tous ceux qui sont morts au front ou ont disparu lorsque la dictature a imposé l’ordre franquiste et son lourd silence.

Notre guerre d’Espagne, Lettres à ElvireL’Harmaton, 229 pages, 21 €.

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