Cinq questions à se poser avant de choisir ses véhicules d’entreprise

89e L’édition du Mondial de l’Auto, qui a fermé ses portes dimanche 23 octobre, a fait la part belle aux nouvelles énergies d’une part et à l’évolution de la mobilité d’autre part. Les gestionnaires de flotte qui ont visité le Port de Versailles ont pu tester les dernières innovations de la “Zone Mobilité Professionnelle Electrique et Hydrogène”.

Un salon automobile qui reflète les enjeux actuels de la mobilité, entre l’engagement de réduire les émissions polluantes et la nécessité d’optimiser les coûts des flottes de véhicules dans des conditions inflationnistes. Les deux objectifs ne sont pas incompatibles… à condition de vous poser les bonnes questions sur la gestion de votre flotte.

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1. Quelles sont les principales exigences ?

Primes, exonérations de TVS et carte grise… Lors du renouvellement, la volonté des managers de prioriser l’aspect financier avant d’identifier les besoins. Cependant, cette approche devrait être la base de toute réflexion sur la gestion de la flotte. Parce que le choix de l’énergie, par exemple, l’électricité, est principalement motivé par le soutien financier dont bénéficie cette motorisation, il peut s’avérer être une mauvaise pratique : déstabiliser la voiture, mécontenter les usagers… mieux vaut, donc, transférer . Surveiller l’utilisation continue de la flotte de véhicules.

Elle nécessite l’implication des salariés pour recueillir leurs usages et leurs besoins, non seulement à un instant donné, mais aussi en se présentant dans le futur. Cette remontée de données peut être facilitée par le déploiement d’une solution télématique. Une box connectée est installée dans chaque véhicule pour transmettre les données en temps réel. Cette méthode doit se faire avec l’accord du salarié, bien entendu, en indiquant les avantages dont il bénéficiera (modèle plus adapté, bonne conduite, etc.). La surveillance de l’utilisation peut également identifier les profils qui ne nécessitent pas une voiture à plein temps. Il sera alors plus facile de mettre en place des solutions alternatives de mobilité telles que le crédit mobilité.

Motion credit, une solution personnalisable

Le principe du crédit déménagement repose sur une enveloppe budgétaire remise à un salarié en échange de l’abandon partiel ou total de son véhicule de société. Selon l’option choisie, ce montant peut varier de 3 000 à 10 000 euros par an (au prorata du TCO, le coût total de possession de la voiture de l’entreprise). L’employeur peut alors répartir ce montant de plusieurs façons. Par exemple, choisir un modèle plus petit et moins polluant. Soit il peut choisir le moyen de mobilité le plus adapté à chacun de ses déplacements (professionnels ou personnels) : transports en commun, train, covoiturage, autopartage, location (voiture, scooter et trottinette électrique)… dans tous les cas, le co -le crédit de mouvement non utilisé lui est remboursé en fin d’année. BL

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2. Comment financer votre flotte ?

Le choix entre les modes de financement doit être adapté à la situation de l’entreprise. S’il dispose des fonds nécessaires, l’autofinancement évite la capacité d’endettement, qui peut être utilisée pour d’autres investissements. En revanche, il faudra estimer le coût de la maintenance et s’occuper de la gestion de la flotte (achat, maintenance, revente). Cela demande du temps, des compétences et des ressources humaines.

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Une deuxième possibilité : les crédits auto classiques. Plus intéressant, ces dernières années, ils ont dû faire face à une hausse des taux d’intérêt suite aux décisions des banques centrales dans le cadre de la lutte contre l’inflation. N’oubliez pas le concours. Pour un prêt de 30 000 euros sur 48 mois, il est encore possible de trouver des taux avoisinant les 2,5 % (sans assurance). Certaines banques proposent des tarifs subventionnés pour les modèles « purs ». Avant de vous précipiter, vérifiez attentivement les conditions car ces offres ne sont pas toujours aussi avantageuses qu’elles le prétendent.

Enfin, la LLD (Long Term Lease) est une solution plébiscitée pour les véhicules professionnels. Depuis le début de l’année, 58 % des voitures neuves ont été acquises de cette manière. Ce n’est pas un critère économique mais un critère pratique. Le décideur est libéré des tâches de gestion du stock (la maintenance est souvent incluse) et a une visibilité sur les coûts, avec des loyers mensuels déterminés après la date d’augmentation initiale. Considérez le coût des réparations à la fin du contrat, qui peut être assez élevé.

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3. Quelle énergie choisir ?

Il n’y a pas de réponse unique ou simple à cette question, car le bon choix dépend de l’usage et de la capacité des salariés à changer leurs habitudes. Ainsi, l’hybridation électrique et rechargeable nécessite des efforts considérables pour sa mise en œuvre. Cela peut sembler évident, mais, dans les deux cas, il faut penser à recharger le plus souvent possible. Pour l’électricité, l’idéal est de recharger sans attendre que la batterie descende en dessous de 20% et de s’arrêter à 80% pour profiter du meilleur rapport temps faible/autonomie récupérée. Les bornes dites rapides sont chères, la meilleure formule est une wall box (11 kW ou mieux 22 kW) installée au bureau ou à la maison. Dans le cas d’un hybride rechargeable, rouler avec une batterie vide aura un effet négatif sur la consommation. Le salarié doit donc se forcer à recharger… tous les 60 km environ.

Une fois ces précautions prises en compte, le choix de l’énergie sera étroitement lié à l’utilité. En ville, l’électricité brille par son indépendance et son agrément. Une solution urbaine qui manque de polyvalence lorsqu’il faut effectuer de longs trajets imprévus. Il faut également prendre en compte le surcoût d’achat (en plus du bonus de 4 000 euros) et s’assurer de rouler suffisamment pour compenser les économies à l’usage (énergie et entretien). Fait intéressant, l’hybride rechargeable devrait être utilisé principalement en ville. L’hybride classique, moins cher et moins contraignant, est souvent plus pertinent. L’essence, enfin, permet d’avoir un budget d’achat et la conversion à l’E85 (si possible) limitera le coût d’utilisation à 80 centimes le litre. Sans oublier ses bienfaits environnementaux.

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4. Comment éviter les retards ?

Face aux longs délais de livraison (pénuries de semi-conducteurs, problèmes logistiques post-Covid), les industriels ont accepté. Certains modèles offrent « Garantie sans interruption », doté d’équipements imposants et offrant très peu d’options. D’autres marques sont en mesure de proposer une définition plus précise en fonction de la commande du client mais bénéficient d’un délai de livraison plus court. Dans tous les cas, plus on choisit de modèle “standard” (couleurs classiques, équipements communs, etc.), moins on risque d’attendre.

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Pour éviter le problème du retard, les entreprises peuvent recourir à la location courte durée pendant la phase de renouvellement de la flotte. C’est un bon moyen d’assurer la continuité de la mobilité des collaborateurs en attendant la commande d’un nouveau modèle chez LLD. C’est aussi l’occasion de tester de nouvelles énergies avant de s’engager dans la durée.

Le marché de l’occasion est une bonne alternative pour obtenir une voiture rapidement. Les acteurs de LLD le savent bien en proposant de nouvelles offres de leasing sur des voitures d’occasion. Mais la tension sur le marché du neuf a débordé sur le marché de l’occasion… faisant grimper les prix (+7,5% sur 2022 selon AutoScout24).

5. Est-il possible de modifier l’existant ?

Changer de véhicule n’est pas toujours possible lorsque l’entreprise est occupée, par exemple à LLD. Il existe donc des moyens de limiter le coût de la flotte à périmètre constant en sensibilisant les collaborateurs. Passer des appels et faire des visioconférences reste le meilleur moyen d’éviter les déplacements. Ces pratiques doivent être contrôlées (définition des horaires de travail) et encouragées (prise en charge des frais afférents) par une politique RH cohérente. Mettre en place une formation à l’éco-conduite est aussi un bon moyen de réduire les dépenses de carburant jusqu’à 20% selon l’ECF (Ecole de conduite française). Une recherche rapide de la station-service la moins chère – à l’aide de systèmes GPS ou d’applications dédiées – avant de faire le plein peut économiser jusqu’à 10 centimes par litre. Les systèmes de navigation connectés indiqueront également l’itinéraire ou le moment optimal pour éviter les embouteillages, synonymes de surconsommation avec le moteur thermique. Enfin, il est important de s’assurer que la voiture est bien entretenue, en commençant par vérifier la pression des pneus. Le constructeur Bridgestone estime qu’une baisse d’inflation de 0,5 bar entraîne une consommation de 2,4% en plus.



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