Déjouer les pronostics jusqu’au Panthéon des sports du Québec

Si l’on connaît depuis longtemps les sports ou les compétitions associés à presque tous les nouveaux immortels, il n’est pas donné à tout le monde de faire entrer le sport dans la culture populaire. C’est ce qu’a fait Georges St-Pierre, l’un des plus grands champions de l’UFC, en tête d’affiche du premier événement de l’organisation au Québec — et au Canada — en 2008, à Montréal.

Les souvenirs que raconte St-Pierre de cette soirée sont gravés dans sa mémoire. Il se souvient encore de l’annonceur de la maison qu’il n’entendait pas malgré le bruit de la foule, c’est-à-dire comme un orateur dans une discothèque il pouvait le sentir sur sa peau.

St-Pierre connaît déjà du succès à l’étranger. Petit à petit, il est devenu un nom dans sa région.

Il y a un dicton : nul n’est prophète en son pays, se souvient St-Pierre. Si vous regardez Roch Voisine, Céline Dion, on les a aimés au début, mais pas comme quand ils avaient du succès, et c’était comme si on avait un élastique ou une ficelle et qu’on les ramenait parce qu’ils étaient avec nous. , qu’ils sont Québécois. Voilà comment je me sens.

Victime d’intimidation dans sa jeunesse, St-Pierre a appris les arts martiaux pour se défendre. Il croit toujours qu’il peut le faire devenir mauvais s’il n’avait pas cette discipline pour canaliser son énergie, et il profita de sa tribune ce jour-là pour inviter les autorités à statuer en permanence sur le bien-fondé des sports de combat comme le jiu-jitsu.

Avec ce sport, il a construit une carrière qui l’a mené au Temple de la renommée de l’UFC en 2021, puis finalement au Panthéon des sports du Québec.

Lire Aussi :  Football, basket, volley… découvrez tous les résultats sportifs du week-end dans votre région!

Quand j’ai commencé ma carrière, au début, le sport commençait tout juste à devenir légal, se souvient St-Pierre. J’ai commencé au niveau amateur, c’était illégal. Maintenant, être intronisé au Temple de la renommée est un honneur. Cela me rend très fier.

Il a répondu aux questions le soir.

Érik Guay est sur le podium de la Coupe du monde 25.

Photo : Radio-Canada / Cédrick Tremblay

Comme Georges St-Pierre, Érik Guay a fait sa réputation ailleurs que chez lui. À ce jour, dit-il, il est plus susceptible de s’arrêter sur la route à Innsbruck qu’à Montréal.

Lui qui ne vient pas d’un pays aussi ancré dans le monde du ski alpin, il va en Europe, et non en touriste. Guay a défié avec succès les rois des montagnes européennes et a gravi 25 podiums en Coupe du monde.

On reconnaît encore bien nos athlètes, au Québec, souligne Guay. Je trouve que parfois on a de la chance, au Québec, surtout, parce qu’on est sous les radars quand le spectacle n’est pas bon !

Nous avons tout ce dont nous avons besoin pour rivaliser avec les grands joueurs européens. »

Citation de Éric Guay

Son championnat du monde de super-G à 35 ans, en 2017, reste sa plus grande fierté. Et il est heureux de voir que la génération actuelle de skieurs continue de défier les probabilités.

Nous nous sommes toujours fixé comme objectif d’être l’un des meilleurs pays de ski au monde, a déclaré Guay, qui siège au conseil d’administration d’Alpine Canada. Je pense que c’est très faisable. Nous avons de bonnes athlètes comme Marie-Michèle Gagnon, Valérie Grenier – et il y en a beaucoup d’autres à venir. J’ai hâte de voir, dans 10 ou 15 ans, comment ce sera.

Charline Labonté, discrète

Je me demande ce que je fais là ! C’est ce qu’a pensé Charline Labonté en voyant le nom qui lui était associé pour cette soirée, a-t-elle dit avec sa politesse habituelle.

Pourtant, c’est bien malin qui pourrait justifier l’exclusion de l’ancien gardien du panthéon aux multiples médailles d’or olympiques et son statut de pionnier du hockey junior majeur, notamment.

Huit ans après Manon Rhéaume, Labonté a joué dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec lors de la saison 1999-2000 pour le Titan d’Acadie-Bathurst. Il a fallu plus de 22 ans pour qu’une troisième joueuse, la gardienne Ève Gascon, suive ses traces.

J’aime faire ce que je fais. Ça a dû m’étonner, parce que je me suis dit que si une petite fille comme moi, de Boisbriand, pouvait faire ça, il y en aurait d’autres, a assuré Labonté. Je suis content pour Eve. Il a eu une belle carrière jusqu’à présent. Il le fait à sa manière. Heureux de le suivre.

Il a ri pendant l'interview.

Charline Labonté est la deuxième femme à évoluer dans la LHJMQ.

Photo : Radio-Canada / Cédrick Tremblay

Labonté a commencé à vivre son rêve olympique en 2002, lorsqu’il a participé à ses premiers Jeux. Même le soir de son intronisation parmi les immortels sportifs québécois, il avait du mal à croire qu’il avait participé quatre fois aux Olympiques.

Les trophées et les médailles ont fini chez mes parents. À chaque fois que je reviens, je me dis qu’on a joué longtemps et ça me rappelle à quel point j’ai de la chance d’avoir du succès avec une bonne équipe, a dit Labonté. J’ai vraiment eu une belle carrière. J’ai de la chance à bien des égards.

Les sports paralympiques sont également représentés par Benoît Huot, vainqueur de 20 médailles aux Jeux. Son palmarès incroyable n’a d’égal que la confiance de l’athlète démocratiser Sports paralympiques.

Oui, mes objectifs sportifs sont ma priorité, mais presque, je sens qu’il faut travailler fort pour atteindre notre place, la ligne de fond de Huot. J’en ai fait une priorité d’éduquer les gens tout au long de ma carrière, et je suis content de là où nous en sommes aujourd’hui. Jour et nuit. Mais nous avons encore du travail à faire, et le rêve principal, je l’ai dit, est de voir les médailles paralympiques avoir la même renommée que les médailles olympiques.

Huot ne tarit pas d’éloges sur ses confrères du millésime 2022, et il sentit son inclusion dans cette liste grand champion montre l’évolution de la situation des sports paralympiques.

Je crois que nous sommes sur la bonne voie. Cela me rend très fier.

Le Panthéon des sports du Québec souligne également l’apport de deux bâtisseurs : Michelle Gendron, une pionnière des Jeux du Québec qui a travaillé dans 40 finales jusqu’à sa retraite en 2017, ainsi que l’entraîneure de basketball Olga Hrycak, qui a été dès les premiers instants de la concurrence. programme pour hommes de l’Université du Québec à Montréal, notamment.

Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button