Deux militaires français font partie de la nouvelle promotion des spationautes européens [MàJ]

Après des négociations difficiles entre les États membres, l’Agence spatiale européenne [ESA] a obtenu, le 23 novembre, un budget de 16,9 milliards d’euros pour les trois prochaines années. Si ce montant augmente fortement [+18%]Cependant, il reste en deçà de la barre des 18,5 milliards exigée par son directeur général, Josef Aschbacher. Cependant, il s’est dit “très impressionné par les résultats”, compte tenu du “niveau d’inflation”. A noter que la contribution de la France s’élèvera à 3,25 milliards d’euros, soit environ un tiers du budget français du secteur spatial sur les trois prochaines années.

Ce budget de l’ESA servira à financer plusieurs programmes d’exploration spatiale [2,7 milliards] et observer la terre [également 2,7 milliards] ainsi que les rampes de lancement spatiales Ariane 6 et Vega-C.

Par ailleurs, l’ESA a profité de l’occasion pour annoncer sa liste de futurs astronautes, sélectionnés parmi plus de 2 000 candidats. Au total, dix-sept titulaires avec onze mères porteuses formeront cette nouvelle promotion. Cela inclurait un “parastronother”, en la personne du britannique John McFall. Cet athlète accompli, amputé d’une jambe à l’âge de 19 ans, a excellé dans des études de médecine qui lui ouvriront désormais la voie vers la célébrité.

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La France est le pays qui compte le plus de bénévoles. Et parmi les 7 087 astronautes en herbe qui ont postulé, le lieutenant-colonel Sophie Adenot a été nominé par l’ESA. Ce militaire est inconnu : en 2018, elle a été la première femme française à devenir pilote d’essai d’hélicoptère à la Direction générale de l’armement [DGA] “Vol d’essai”.

Diplômée de l’Ecole Nationale de l’Air et de l’Espace, Sophie Adenot débute sa carrière dans l’Armée de l’Air et de l’Espace [AAE] comme pilote d’hélicoptère. Au moment où elle est affectée à l’escadrille 01 067 “Pyrénées”, elle a effectué des centaines de missions en Afghanistan sous le contrôle d’un EC-725 Caracal, après quoi elle est transférée sur l’ET60 de Villacoublay pour piloter un Super Puma. .

Puis, à la suite de Jacqueline Auriol, Sophie Adenot a réussi le concours d’admission à l’Ecole des équipages d’essai et d’accueil. [EPNER]en 2017. Et elle a obtenu sa licence de pilote d’essai d’hélicoptère au Royaume-Uni à l’Empire Test Pilot School de Boscombe Down, ce qui lui permet de piloter l’Agusta A109, la Gazelle, l’AH-64 Apache ou le Bell 412.

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« C’est avec une grande fierté que le prochain cosmonaute français est issu des rangs des Forces Aériennes et Spatiales, créant ainsi une reconnaissance de l’excellence de la formation militaire, de l’excellence des hommes et de leurs épouses », s’est félicité le général Stéphane Mille, chef d’état-major de l’AAE.

Pour rappel, le dernier pilote militaire à s’être envolé dans l’espace fut le général Léopold Eyharts, en février 2008. Et la première Française à s’être mise en orbite fut Claudie André-Deshays. [épouse Haigneré]année 1998.

« Décorée de l’Ordre du Mérite avec le grade de Chevalier en 2022, le Lieutenant-Colonel Sophie Adenot incarne l’excellence de l’armée française. Avec cette nouvelle promotion, elle devient la nouvelle ambassadrice des militaires dans le secteur spatial, ce qui crée un environnement stratégique”, a déclaré le ministère des Armées.

Outre Claudie Haigneré, Jean-Jacques Favier et Thomas Pesquet, les astronautes français en général ont des liens avec le monde militaire en général. [et celui de l’AAE en particulier]. Et cela s’est une nouvelle fois vérifié avec la sélection d’une remplaçante pour Mme le lieutenant-colonel Adenot. En effet, suivant le même chemin que Jean-François Clervoy en son temps, l’ESA a choisi l’ingénieur en armement Arnaud Prost. Lieutenant au 1er régiment de cavalerie aéroportée [en 2013] avant d’intégrer l’École polytechnique, puis l’ISAE-SUPAREO, le pilote d’essai est également titulaire d’un master en astrophysique, science spatiale et science planétaire. Au cours de ses études d’ingénieur, il a effectué des stages de recherche au Jet Propulsion Laboratory de la NASA ainsi qu’à l’Institut de physique nucléaire Skobltsyn et à l’Institut d’aviation de Moscou. Il a également travaillé au COMEX, où il s’est intéressé à la plongée, ce qui l’a rapproché de l’astronaute américain Scott Carpenter.

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Mise à jour:
– Clarification de la contribution de la France
– Précision en déplacement de l’ingénieur en armement Arnaud Prost.



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