Kendra Cocksedge rêve d’un dernier titre avec la Nouvelle-Zélande avant sa retraite

Elle n’a pas le flair offensif de Ruby Tui, ni la même aura de Portia Woodman. Mais Kendra Cocksedge incarne probablement le mieux le visage de la sélection néo-zélandaise. Joueur le plus capé de l’histoire des Black Ferns (66 sélections), le demi de mêlée a débuté sa carrière internationale à un autre moment, en 2007. Il n’avait que 19 ans.

Aujourd’hui, Cocksedge fait partie des clients en mission du groupe néo-zélandais. Pour sa dernière aventure, alors qu’il décide de raccrocher les crampons en fin de compétition, le général kiwi ambitionne de mener ses troupes vers un succès historique à domicile. Sur les cinq couronnes mondiales remportées par la Nouvelle-Zélande, Cocksedge en a porté deux, en 2010 et 2017.

Un rôle important dans le système néo-zélandais

“C’est un grand joueur avec une belle carrière, abattu par Pauline Bourdon, qui l’affrontera samedi en demi-finale à l’Eden Park. C’est une fille inspirante, qui a une excellente vision du jeu et qui pousse fort son équipe. En Nouvelle-Zélande, cela a eu un impact. J’espère pour nous que sa carrière se terminera samedi (rires). »

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Si Cocksedge n’est pas le joueur le plus impressionnant offensivement, il joue un rôle clé dans le système néo-zélandais grâce à son rythme fulgurant qui permet aux trois-quarts d’avoir un avantage de temps sur la défense, minée et resserrée par le paquet avant dans l’axe. . “Leurs maîtres à jouerbeaucoup Alexandra Chambon, remplaçante de demi de mêlée des Bleues. Il tourne bien et met beaucoup de vitesse. C’est à l’opposé de ce genre de vis-à-vis que nous voulons jouer. »

Kendra Cocksedge après la large victoire de la Nouvelle-Zélande contre le Pays de Galles en quart de finale (55-3).  (D. Rowland/Reuters)

Kendra Cocksedge après la large victoire de la Nouvelle-Zélande contre le Pays de Galles en quart de finale (55-3). (D. Rowland/Reuters)

Le meilleur joueur de 2015

Sacré joueur de l’année en 2015, Cocksedge (34 ans) n’a pas toujours eu cette apparente facilité à contrôler le jeu de son équipe. Cantonné pendant de longues années au statut de remplaçant en sélection, il n’a cessé d’entendre des critiques revenir sur son gabarit (1,57 m) et des doutes pleuvaient sur sa capacité à améliorer son niveau physique.

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“Je veux vraiment prouver aux gens qu’ils ont tort”

“Je veux vraiment prouver aux gens qu’ils ont tort et cela me fait travailler plus dur pour être le meilleur joueur possible.il a expliqué à Héraut néo-zélandais. Je ne laisserai personne m’empêcher de jouer au jeu que j’aime. Mais je devais aussi faire taire cette voix dans ma tête et me dire de ne pas m’inquiéter de ce que les autres pensaient. »

Au Musée du Rugby à côté d’Aaron Smith

Cette détermination l’a mené au sommet, et aujourd’hui, personne n’ose remettre en cause son travail. A Auckland, son visage est exposé en grand au New Zealand Rugby Museum, aux côtés des All Blacks Aaron Smith ou Sam Whitelock. Son charisme et sa lecture du jeu ont même poussé l’entraîneur Wayne Smith à penser qu’il deviendrait entraîneur après sa carrière de joueur.

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Avant d’y penser, Cocksedge a d’abord voulu terminer l’histoire de sa première vie. Il y a quelques mois, il avait exprimé ses doutes sur la capacité des Black Ferns à rebondir après la désastreuse tournée de novembre de l’an dernier, ponctuée de quatre défaites écrasantes contre l’Angleterre (43-12, 56-15) et la France (38-13). , 29-7). Depuis, les Black Ferns ont remporté leurs neuf derniers matchs, et affiché l’une des attaques les plus redoutables de la Coupe du monde (209 points et 35 essais en quatre matchs).

“En janvier, j’étais très inquiet pour cette équipe, connais Cocksedge. Lors de la rencontre avant le début de la Coupe du monde, on a pu voir le chemin parcouru depuis. On me demande souvent si nous réussirons à combler l’écart avec l’Angleterre et la France. Et je crois à 100% que nous le ferons. » Le numéro 9 et ses coéquipiers auront l’occasion de le prouver samedi face aux Bleues à l’Eden Park.

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