Paul Tailhades : débuts à XIII, première en TOP 14, avenir… À la découverte du jeune pilier de la Section Paloise

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Paul, tu es l’un des nouveaux visages du Top 14, quel a été ton parcours pour en arriver là ?​

J’ai un ami qui joue au Castres Olympique. Quand j’ai fait ma dernière année de rugby à Réalmont XIII, il m’a proposé de venir m’entraîner à Castres. J’essaie d’y rester. En plus, j’ai étudié au Lycée la Borde-Basse à Castres, c’était aussi plus facile pour moi.
Amené au Castres Olympique, j’ai débuté avec le club sereinement. J’y ai passé quatre années merveilleuses. Puis il y a eu une année de transition où j’ai intégré le Sporting Club Albigeois puis Montauban. J’y suis resté 5 saisons, de l’académie aux entraînements et matchs avec l’équipe première.

Une belle randonnée est tragiquement retardée

Paul Tailhadès

Paul TailhadèsCrédit photo – IconSport

Vous avez fait un AVC en mars 2019, comment vous êtes-vous senti après l’accident ? Comment revenir après un tel choc ?

A ce moment-là, il faudra être patient, surtout pour voir si je peux reprendre le rugby. Parce qu’il n’était pas sûr que je puisse continuer après ça. Quand j’ai eu l’accord du médecin pour me permettre de reprendre, ça a recommencé petit à petit. D’abord le physique, puis la relation et enfin le match. Le protocole de reprise a été respecté et tout s’est bien passé. En plus, c’est arrivé juste avant le Covid-19, j’ai pu prendre le temps de bien me reposer, de faire les choses régulièrement et de pouvoir recommencer après ça.

Comment vas-tu aujourd’hui?

J’ai encore des tests et un suivi. Aujourd’hui tout va bien et il faut espérer que ça continue. C’est désormais de l’histoire ancienne et nous devons nous concentrer sur l’avenir.

Le rêve de grandir dans le TOP 14 est devenu réalité

Paul Tailhadès

Paul TailhadèsCrédit photo – IconSport

Pouvez-vous expliquer ce choix de carrière?

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Après avoir été à Albi, j’avais Montauban comme interlocuteur et le projet me convenait. En plus, je suis proche de ma famille donc c’est un bon compromis. C’est un bon club qui vient de faire les finales de Pro D2, donc c’est vraiment bien pour moi et je le fais.

La Section Paloise s’offre alors à vous, en quoi est-ce la meilleure opportunité ?

Lors de ma deuxième année, la Division Paloise m’a contacté et je me suis inscrit. Ensuite, j’ai été prêté la première année à Montauban et je suis revenu cette saison à Pau.
Surtout, il y a la possibilité de jouer au plus haut niveau. Le Top 14 est plus intéressant. Quand on en parle, c’est le rêve de nombreux joueurs qui évoluent en centre de formation ou même en Pro D2. Alors quand on a la chance de jouer, ça donne forcément envie, alors je me suis lancée dans l’aventure avec Pau.

Comment se passe votre intégration ?

Franchement c’est un club familial avec une très bonne ambiance. Nous sommes beaucoup de joueurs dans la même tranche d’âge et il y a une très bonne entente. Très bien reçu par un gars super et tout s’est bien passé depuis mon arrivée.

Connaissiez-vous déjà les joueurs de l’équipe avant de vous rejoindre ou était-ce une découverte totale ?

Je connaissais certains joueurs à mon arrivée, oui, après avoir joué contre eux, notamment dans l’équipe des jeunes. Ensuite, il y a des gens que j’ai rencontrés au CERS (Centre Européen de Rééducation du Sport) avant et que je connais déjà, comme Nathan Decron ou Jordan Joseph. Donc c’est évidemment plus simple quand j’arrive au club pour m’intégrer et prendre mon score.

Est-ce que le développement avec ces joueurs te permet de progresser plus vite ?

Dans une relation avec ce mec, tu te rends compte que ce n’est pas le même niveau, c’est le Top 14. C’est un cran au dessus. Tout va plus vite, et vous devriez pouvoir suivre en marchant au même rythme qu’eux.

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Est-ce pour vous la principale différence entre le Top 14 et la Pro D2 ?

Par rapport au Pro D2, il y a une grande différence de vitesse et de précision.

Une belle entrée dans l’élite à Marcel-Deflandre

Paul Tailhadès

Paul TailhadèsCrédit photo – IconSport

Il faut donc attendre la neuvième journée pour vous voir fouler l’herbe du tournoi, quelle en est la raison précise ?

J’ai été opéré d’une hernie discale en février dernier après m’être blessé en décembre. Je traîne depuis un certain temps et depuis février, je me remets avec beaucoup de soins et de rééducation. Après la convalescence, j’enchaîne les désordres physiques. Malgré l’envie de retourner rapidement sur le terrain, j’ai pris le temps de bien prendre soin de moi pour enfin opérer.

Pouvez-vous nous dire comment s’est passée cette annonce de première période et comment vous l’avez vécue ?

Forcément vous en doutez un peu. Cette semaine-là, il y avait Ignacio Calles dans la sélection donc il y aurait peut-être plus de possibilités pour moi de jouer. C’est tout ça qui te le fait ressentir, après je ne savais pas si j’allais débuter sur le banc ou être titulaire.
Blessé depuis décembre dernier et n’ayant pu jouer que dix minutes contre Biarritz en amical, j’attendais ça avec impatience. Très heureux et très excité d’enfiler le maillot Top 14 Inner.

Le premier succès à Marcel-Deflandre en 24 ans pour Pau, peux-tu parler de cette belle première dans l’élite pour toi et du sentiment qui existait au coup de sifflet final ?

A Marcel-Deflandre, devant cette foule c’était ouf. L’ambiance est incroyable, donc évidemment le premier match de Top 14 et la première victoire à l’extérieur c’est quelque chose. En plus, ça fait longtemps qu’on n’a pas gagné là-bas, donc c’est incroyable. Le sentiment dominant était la joie, nous étions tous très heureux et fiers. C’est magique ! D’autant plus qu’on est hors des sentiers battus, alors allez le chercher et c’est bon.

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Comment vous en êtes-vous sorti face à un autre jeune pilier prometteur de votre génération : George-Henri Colombe ?

Trop bien… J’ai reçu un carton jaune (rires). C’est un peu compliqué bien sûr c’est un match de récupération, mais c’est bien vu que la rencontre pour moi c’est anecdotique, c’est une décision d’équipe importante. Même si pour la première fois je préfère ne pas prendre de carton et donner une meilleure image.

“Il y a un grand projet et je veux en faire partie”

Paul Tailhadès

Paul TailhadèsCrédit photo – IconSport

Quels sont tes objectifs pour la saison avec l’équipe ?

La priorité est d’enchaîner les matches et de jouer le plus possible. Là c’était un match de liaison donc il a fallu que je réussisse à me remettre dans le jus, à accélérer le rythme.
Après cela collectivement, avancez ensemble dans la mesure du possible. On est déjà à la moitié de la saison donc il faut faire au mieux la deuxième partie. La réponse contre La Rochelle a été très bonne donc garder le cap était bien.

Votre contrat expire en juin prochain, vous souhaitez que l’aventure continue en Béarn ?

Evidemment je veux rester à Pau, je me sens vraiment bien dans le groupe et le vestiaire est super. Il y a un bon projet et je veux en faire partie.

résumer

Débuts à XIII, premier en Top 14, l’avenir… la découverte de Paul Tailhades, le jeune pilier de la Section Paloise, qui a fait ses débuts dans l’élite lors de la neuvième journée de championnat et le passage triomphal à La Rochelle.

Benjamin Lapeyre

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